juillet 27, 2005

Que des moments. Que des regards. Profusion de changements.

J'ai construit ma liberté. À coups de coeur et de désirs. À coups de sanglots et de soupirs. Je me suis prise par la main sans jamais délaisser.
J'ai plongé dans mes pluies fâcheuses et j'ai touché le fond de mon océan. J'y ai creusé le sol ardemment, pour comprendre... pour m'apprendre. Je me suis reposée et j'ai changé de direction. J'ai changé de cap, marché sur de la vitre. J'ai suffoqué sous une noirceur, j'ai massé le dos de mes peurs. J'ai tourné en rond, je me suis étourdie. J'ai écorché des pétales de rose, j'ai détruit des châteaux de sable. J'ai prié sans savoir comment... je me suis aspergée de regrets violents. J'ai caressé la mort dans tous ses sens.

J'ai dépoussiéré des espoirs. J'ai tourné des mots et des maux. Inventé des principes, effacé des préjugés. Je me suis désaltérée d'une vie en sécheresse. Vidé ma plage de ses cailloux. J'ai souris à la solitude, j'ai dégusté des présences. J'ai estimé. Recommencé. Rejoué les dés. J'ai décidé de gagner.

J'ai vécu. Complètement, absolument, entièrement... Passionnément.

juillet 19, 2005

-There was this time in high school. I was watching you out the library window... you were talking to Sarah Marsh.
-Oh, God, I was so in love with her.
-I know. And you were flirting with her, and she was being really sweet to you.
-I remember that.
-And then, when you walked away... she started making fun of you with Kim Canetti. And it was like they were laughing at me. You didn't know at all? You seemed so happy.
-I knew. I heard them.
-Well, how come you were so happy?
-I loved Sarah, Charles. It was mine, that love. I owned it. Even Sarah didn't have the right to take it away. I can love whoever I want.
-But she thought you were pathetic.
-That was her business, not mine.
-You are what you love, not what loves you.

-Quote From Adaptation-

juillet 13, 2005

Le bout de mes doigts est vierge. Je n’ai jamais atteint les sentiments recherchés. J’ai touché à bien des illusions, et mes mains me revenaient ensanglantées.

Je suis le point central d’un cercle ; ma vie. Je suis le point central et imaginaire de ma vie et je m’étourdi à regarder ces gens. Je m’étourdi à vous observer l’un après l’autre, gens de mon univers. Vous êtes tous le reflet d’un échec. Un échec d’importance à vos yeux.

Et je n’aurais envie que de vous hurler de partir. Démolir cette forme illusoire, et rester ce simple petit point dans l’univers. Une liberté à retrouver, à voir naître.

Vos cercles à vous sont trop grands, ils m’écrasent et vous ne me voyez plus. Mon cercle à moi est si petit... vous êtes si peu à me faire tant de mal.

juillet 06, 2005

Une bouffée d'air. Lentement. Je regarde tout autour.
Rien.
Je ne remarque rien.
Je ne ressens rien.

Souvent il suffit d'avoir ce que l'on veut pour se rendre compte que ce n'est pas si merveilleux,
qu'on ne le voulait peut-être pas tant que ça, finalement.
J'ai cru vouloir.

Mon corps en épuisement. Muette. J'ai le souffle coupé.
Ma conscience s'est enfuie, elle se repose dans un pays lointain. Je suis descendue à un niveau pauvre de compréhension, faible de jugement. Et puis je ne me plais pas dans cette ignorance. Peut-être parce qu'on est jamais vraiment entièrement heureux.

Et nous courrons tous à bout de souffle, l'un contre l'autre, en espérant arriver le premier.

je n'ai envie que de m'arrêter ici, subitement.

vous regarder courir.

retourner chez moi.